
Fadela Amara, née le 25 avril 1964, est une femme politique française. Elle est présidente de l'association "Ni putes ni soumises" jusqu'au 19 juin 2007, date à laquelle elle devient secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la Ville.
En 1978, le jeune frère de Fadela Amara, alors âgée de 14 ans, décède, renversée par une voiture. Elle raconte avoir été scandalisée par l'attitude des policiers qui auraient défendu le conducteur, ivre.
Peu de temps après, elle participe à la première marche civique à Clermont-Ferrand, d'où elle est originaire, pour encourager l'inscription des jeunes sur les listes électorales.
En 1983, elle dit avoir participé à la marche des beurs et milite à SOS Racisme à partir de 1986. Quatre ans plus tard, elle est élue présidente de la Fédération nationale des maisons des potes (FNMP).
En 1989, elle crée la première maison des potes puis met en place la "Commission des femmes". Principal objectif: faire un état des lieux sur la situation des femmes des quartiers défavorisés et être à l'écoute de la population vivant dans les quartiers.
Fadela Amara est élue conseillère municipale sur la liste du Parti socialiste à Clermont-Ferrand en 2001. Un an plus tard, elle réunit plus de 250 femmes à la Sorbonne à l'occasion d'états généraux et rédige une pétition de près de 20 000 signatures. La synthèse, le "Manifeste de revendication des femmes des quartiers" sera adressée à tous les candidats républicains à l'élection présidentielle de 2002.
L'association "Ni putes ni soumises", dont elle deviendra la présidente, est créée à la suite de l'Affaire Sohane Benziane, brûlée vive par son petit ami en octobre 2002.
En 2004, Fadela Amara est nommée membre de la Commission consultative des Droits de l'Homme puis membre de la Halde en 2005. Le 19 juin 2007, elle est nommée secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la Ville dans le deuxième gouvernement Fillon